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SOINS DE SUPPORT NON MÉDICAMENTEUX

Les centres anti-douleur​

La plupart des hôpitaux proposent un centre anti-douleur (CAD), ou des équipes mobiles douleur destinés aux patients souffrant de douleurs aiguës ou chroniques.

Dans le cadre de  consultations pluridisciplinaires, ils réunissent plusieurs spécialistes (médecin, psychologue, infirmière) qui agissent de façon concertée.

Les CAD travaillent avec le Comité de lutte contre la douleur (CLUD) qui met au point des protocoles standardisés pour l’évaluation et la prise en charge de la douleur.

L’évaluation de la douleur s’effectue  au cours de toute hospitalisation et du suivi des enfants. L’administration de médicaments adaptés, appelés antalgiques, est le premier volet du traitement anti-douleur. Les médicaments peuvent être associés et administrés sous différentes formes.

Des accompagnements complémentaires (sophrologie, hypnose, hypno-analgésie, relaxation, neurostimulation électrique transcutanée) peuvent être associés en fonction de l’évaluation initiale et du suivi ainsi qu’en fonction du patient et de ses proches.

 

Le travail du psychologue

Le psychologue, qui travaille au sein d’une équipe pluridisciplinaire,  permet à l’enfant  de parler de lui, de son vécu face aux changements, de ses craintes. La parole de l’enfant est la priorité du psychologue, parole entendue dans toutes ses dimensions, du cri de douleur au murmure. N’ayant aucun lien affectif avec le patient, le psychologue écoute sans jugement. Il peut aider aussi à communiquer avec la famille et même le personnel soignant.

L’outil privilégié du psychologue est l’entretien clinique.  Il propose à l’enfant un espace d’expression dans lequel il peut exprimer ses angoisses, ses difficultés, ses désirs, ses projets et sa subjectivité. Il peut apporter à l’équipe soignante un éclairage sur le mode de fonctionnement de l’enfant et de sa famille.

Aujourd’hui le soutien psychologique fait partie intégrante de la prise en charge de l’enfant au sein des grandes structures hospitalières. Les psychologues et les pédopsychiatres interviennent pour aider les enfants et leurs familles à supporter les situations difficiles : annonce de la maladie, de l’entrée en soins palliatifs,  de traitement lourd, conséquences durable du traitement sur l’enfant etc…

Cependant par manque de personnels qualifiés et de moyens, les psychologues et les pédopsychiatres sont en nombre insuffisants pour couvrir les besoins des services qui accueillent  des enfants atteints de leucémie

 

La Kinésithérapie

Le masseur kinésithérapeute est spécialisé dans la rééducation des mouvements des différentes parties du corps. Son intervention a pour but d’aider le patient à maintenir ou à récupérer une facilité de mouvements.

Il occupe une place importante dans la prise en charge de certains effets de la maladie et des traitements. Il est intégré dans l’équipe soignante, et intervient sur prescription des médecins. Après un bilan avec le patient, le masseur kinésithérapeute lui propose une prise en charge adaptée qui tient compte de son âge, sa maladie, son état physique et de ses antécédents médicaux.

Une activité régulière permet au patient de limiter la fatigue physique et psychologique secondaire à un alitement prolongé.

Une bonne force musculaire limite les douleurs osseuses et musculaires parfois provoquées par les traitements.

Une activité physique permet également de limiter la perte musculaire provoquée par certains traitements comme les corticoïdes par exemple. Si le patient doit rester au lit, des exercices en position allongée peuvent être effectués.  La fatigue physique liée à la reprise d’une activité favorisera un endormissement plus rapide et un sommeil réparateur.

Le  masseur kinésithérapeute peut apprendre au patient comment mieux profiter des périodes de repos pour bien récupérer. Les sensations douloureuses ou d’inconfort, qu’elles soient d’origine musculaire, neurologique, articulaire retentissent sur le moral du patient. Elles peuvent être liée à la maladie mais aussi aux alitements prolongés ou aux tensions dues aux différents stress de la maladie.

Différentes méthodes permettent de diminuer la douleur : massages, thermothérapie ou  électrothérapie peuvent être utilisés.

 

La Sophrologie

Définition :

La Sophrologie est une discipline qui a été fondée en 1960 par le Professeur Alfonso Caycedo ; Docteur en Médecine et en Chirurgie, diplômé de l’université de Madrid en neuropsychiatrie. La sophrologie se définie comme une méthode qui permet d’équilibrer le corps et l’esprit, favoriser une meilleure connaissance de soi afin de vivre au mieux les événements de la vie. Elle permet d’élargir l’état de conscience (de nos pensées, de nos actes, et de nos paroles), de mieux gérer ses peurs et ainsi d’optimiser ses possibilités notamment dans le contexte de la maladie.

Les techniques sophrologiques sont encadrées par des sophrologues certifiés (à minima 300 h de formation sur 1 à 2 ans) afin de garantir  un accompagnement adéquat. Elle est de plus en plus utilisée au sein des hôpitaux, au côté d’autres techniques comme l’hypno-analgésie, ou la relaxation. Ces techniques ne peuvent en aucun cas se substituer aux approches médicamenteuses et sont employées après validation des équipes médicales.

 La leucémie, le cancer et leurs traitements, provoquent des douleurs, des modifications physiques et psychiques de l’enfant, qui entrainent elles-mêmes une détérioration de l’image de soi.

La sophrologie permet d’aider l’enfant à se réapproprier son corps, à lui apprendre des techniques pour s’endormir plus facilement et lui permettre ainsi de mieux récupérer, de le soulager des effets secondaires de la chimiothérapie et enfin de le préparer aux gestes médicaux potentiellement douloureux et/ou intrusifs. L’objectif étant de délester l’enfant de ses peurs et ainsi l’aider à mieux gérer sa douleur.

 

Méthode :

Les séances s’effectuent en posture allongée ou assise, selon le ressenti de l’enfant et l’avis des médecins. Le sophrologue n’a pas de contact physique avec l’enfant, ce qui est à la fois approprié et essentiel lorsque l’enfant est dans un environnement protégé (chambre stérile)

La durée d’une séance peut varier de 10 minutes à 60 minutes en fonction de l’état de l’enfant. Un minimum de 3 séances est recommandé pour apprendre à l’enfant les techniques lui permettant d’utiliser la sophrologie de manière autonome.

Le patient part de sa situation, de ses habitudes, essaie à chaque fois de dégager dans l’épreuve du corps une autre possibilité  de vivre les choses.

Le sophrologue accompagne le patient à décrire son vécu de la séance en termes de sensations, de sentiments, sans analyse ni jugement, en vue de renforcer  le processus d’intégration. Il développe ainsi ses capacités et ressources afin de vivre au mieux ses ressentis et ses sensations.  Les séances ne peuvent se faire qu’avec l’accord des médecins (médecins référents, médecins douleur). L’envie et l’accord de l’enfant ainsi que celui des parents est primordial.

www.feps.fr ou www.syndicat-sophrologues.fr

 

 

L’hypno-analgésie

Définition :

L’hypnose est un état naturel que chacun d’entre nous expérimente dans la vie courante et durant lequel nous passons d’un état de conscience ordinaire à un état de conscience particulier. Les exemples de cette « transe spontanée » sont multiples comme l’absorption par un livre ou un film, être « dans la lune », la conduite automatique… L’hypnose est aussi un état provoqué par une personne grâce à des techniques apprises. On parle alors de transe induite ou provoquée.

L’hypnose peut être utilisée chez l’enfant pour mieux gérer les douleurs induites par la maladie ou par les traitements. Il s’agit de méthodes de distraction utilisant différents moyens tels que des histoires, la musique, la télévision, les bulles de savon, pour fixer l’attention de l’enfant sur autre chose que le soin en cours ou que la douleur provoquée par sa maladie.

Méthode :

Beaucoup d’équipes ont formé certains soignants a la pratique de l’hypnoanalgésie et cette technique est mise en œuvre par les infirmières ou les médecins quand un soin douloureux doit être réalisé. Elle demande une grande confiance entre l’enfant, la famille et le soignant et peut permettre de réduire la consommation des médicaments anti douleur et d’améliorer le vécu de l’enfant.

 

 

La réflexologie plantaire

Définition :

La réflexologie plantaire est une technique naturelle et manuelle qui libère les facultés d’autorégulation du corps. Elle est basée sur le principe suivant: Le pied est la représentation miniaturisée du corps humain, à chaque zone réflexe correspond un organe, une glande ou une partie spécifique du corps. Des pressions rythmées appliquées sur ces zones réflexes permettent de localiser les tensions et de rétablir l’équilibre dans les parties du corps correspondantes.

Cette technique peut apporter un bénéfice dans certaines indications comme la douleur, mais aussi les constipations, les troubles du sommeil, ou les états anxieux.

Méthode :

Certaines équipes de soins ont la chance d’intégrer un praticien formé a la réflexologie plantaire. Les séances durent 15 à 30mn (parfois plus) et sont réalisées dans un endroit calme. La réflexologie plantaire doit faire l’objet d’une prescription médicale.

 

L’ostéopathie

Définition :

L'ostéopathie est une méthode de soins non médicamenteux qui s'emploie à déterminer et à traiter les restrictions de mobilité qui peuvent affecter l'ensemble des structures composant le corps humain. Toute perte de mobilité des articulations, des muscles, des ligaments ou des viscères peut provoquer un déséquilibre de l'état de santé et des douleurs. Les ajustements réalisés par les ostéopathes peuvent améliorer certains symptômes douloureux. Mais les praticiens doivent être formés  par des écoles reconnues et travailler en collaboration stricte avec l’équipe médicale d’onco-hématologie.

Méthode :

Dans certains services d’onco-hématologie pédiatrique, des ostéopathes interviennent, sur demande médicale, pour traiter certaines douleurs comme les céphalées post ponction lombaire.

 

Il existe de nombreuses « thérapies complémentaires » qui peuvent être associées a des traitements médicamenteux pour améliorer les symptômes comme la douleur induite par la maladie ou par les soins.  Mais certaines n’ont jamais montré de preuve d’efficacité  alors que d’autres sont reconnues par la communauté médicale. Ces  pratiques doivent être très encadrées pour ne pas risquer d’être réalisées par des praticiens mal formés ou non formés. Ces soins ne doivent se faire que avec l’accord des médecins, voire même sur prescription, et par des praticiens qui travaillent en étroite collaboration avec les équipes soignantes hospitalières.