DOULEURS LIÉES
AU CANCER
ET À SES TRAITEMENTS

Définition générale de la douleur

Selon la définition officielle de l'Association internationale pour l'étude de la douleur (IASP), "la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes". La douleur est subjective puisqu’elle peut être ressentie de façon extrêmement différente en fonction des individus mais aussi pour une même personne en fonction de son propre environnement et de son expérience douloureuse antérieure.

 

Il existe 2 grands types de douleurs :

 

  • Les Douleurs nociceptives, qui sont liées à la stimulation des récepteurs de la douleur sur la peau, dans les muscles ou dans les os..). Elles sont souvent « profondes », « sourdes », souvent continues, comme quand on se donne un coup.

  • Les Douleurs neuropathiques, qui sont liées à des compressions ou des envahissements des structures nerveuses (par une tumeur ou des cellules de leucémie par exemple). Elles sont souvent fulgurantes, plus difficiles à caractériser : sensations de brûlures, de picotement, de décharge électrique etc...

 

Les douleurs cancéreuses sont souvent mixtes, nociceptives et neuropathiques. Elles peuvent être la conséquence de la maladie elle-même ou bien de certains traitements.

A l’apparition d’une leucémie ou d’un cancer, il existe assez fréquemment des douleurs. Elles peuvent être osseuses, liées à la prolifération des cellules leucémiques dans la moelle osseuse. Cette prolifération provoque une pression sur certains os voire même peut entraîner de véritables lésions osseuses (ostéopénie, fractures, tassements). Elles peuvent aussi être musculaires, abdominale (« J’ai mal au ventre ») ou céphalique (« j’ai mal à la tête ») lorsque une tumeur appuie sur des organes ou des muscles et comprime des structures nerveuses.

Lorsque les cellules d’une leucémie ou d’un cancer sont présentes dans le système nerveux central (dans les méninges, à proximité du cerveau et de la moelle épinière), le patient peut ressentir des douleurs très importantes qui sont nociceptives et neuropathiques en même temps.

 

 

L’expression de la douleur chez l’enfant

La douleur est très souvent présente chez l’enfant touché par un cancer, mais son expression et son origine sont plus difficiles à identifier que chez l’adulte. C’est pourquoi le médecin et l’ensemble des soignants (infirmiers, aides-soignants etc.) doit rechercher systématiquement la douleur de l’enfant qui ne l’exprime que rarement spontanément.

Selon l’âge de l’enfant, différentes échelles de mesure sont utilisables comme l’échelle DEGR (Douleur Enfant Gustave Roussy), l’échelle HEDEN,  l’Echelle Visuelle Analogue (EVA), le « dessin sur le bonhomme», l’échelle des mots, les cubes de différentes tailles…

Une fois mesurée, la douleur est localisée et caractérisée par l’examen clinique et l’interrogatoire.

 

Prise en charge médicamenteuse de la douleur

La prise en charge est adaptée à la nature de la douleur, au contexte et au patient. La douleur peut être due au cancer, aux investigations diagnostiques et thérapeutiques ainsi qu’aux effets secondaires des traitements. Elle est alors la conséquence des effets toxiques des traitements médicamenteux, de la chirurgie, ou de la radiothérapie.

Selon l’intensité de la douleur, l’équipe soignante administre des antalgiques ou co-antalgiques plus ou moins puissants (l’OMS a défini 3 paliers d’antalgiques: paracétamol, morphine, corticoïdes, antispasmodiques) pour soulager l’enfant.

 

Les soins médicamenteux sont généralement associés à des moyens non pharmacologiques, et permettent de tenir compte de la souffrance psychique et de l’éventuelle anxiété de l’enfant qui interfère également sur les perceptions de la douleur. L’IRM (technique d’imagerie médicale) a montré que les centres cérébraux responsables de la perception de la douleur sont étroitement liés aux centres des émotions et des études ont prouvé qu’un individu dont l’attention est sollicitée ressent moins la douleur qu’un individu qui est focalisé sur l’évènement douloureux. C’est la raison pour laquelle il est important d’associer des traitements médicamenteux avec des techniques non médicamenteuses qui vont agir sur ces centres des émotions (hypnose, sophrologie, relaxation..).

 

Les douleurs induites par la maladie et les traitements, parce qu’elles sont répétées, retentissent sur la qualité de vie des patients et de leur famille. Leur mémorisation à court et long terme pourra avoir des conséquences néfastes et importantes sur le vécu de la maladie et pour l’avenir après la maladie.

La survenue d’une leucémie ou d’un cancer bouleverse la vie de l’enfant et de son entourage. Elle peut susciter un mal être, des angoisses, de l’irritabilité, des interrogations, un sentiment d’épuisement. Ces manifestations peuvent survenir à différents stades de la maladie : au moment de l’annonce, pendant le traitement, après la rémission. La prise en charge de la douleur doit donc être une préoccupation permanente tout au long de la maladie et même après.

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